Règle par règle
Anonymat du don de gamètes : Espagne et France
En Espagne, le don est anonyme et l'identité du donneur reste confidentielle, sauf danger certain pour la vie ou la santé de l'enfant (art. 5.5). En France, toute personne née d'un don peut demander l'identité du donneur à sa majorité (art. L. 2143-2).
Ce que disent les deux textes
| Point | Espagne | France |
|---|---|---|
| Ce que dit le texte | Le don est anonyme et l'identité des donneurs est protégée par les banques de gamètes et les registres (art. 5.5). Les enfants nés et les receveuses ont droit à une information générale sur le donneur, sans son identité. L'identité n'est révélée qu'exceptionnellement, en cas de danger certain pour la vie ou la santé de l'enfant ou selon les lois de procédure pénale. Un donneur ne peut pas avoir plus de six enfants nés en Espagne (art. 5.7). Révéler l'identité ne crée jamais de filiation (art. 8.3). | Toute personne conçue par AMP avec tiers donneur peut, si elle le souhaite, accéder à sa majorité à l'identité et aux données non identifiantes du donneur. Le donneur consent à cette communication avant de donner ; sans accord, il ne peut pas donner (art. L. 2143-2). Les données non identifiantes comprennent l'âge, l'état général, les caractéristiques physiques, la situation familiale et professionnelle, le pays de naissance et les motivations du don (art. L. 2143-3). La demande passe par une commission d'accès (art. L. 2143-5). |
| Articles et version en vigueur |
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| Extrait du texte | « Los hijos nacidos tienen derecho por sí o por sus representantes legales a obtener información general de los donantes que no incluya su identidad. » | « Toute personne conçue par assistance médicale à la procréation avec tiers donneur peut, si elle le souhaite, accéder à sa majorité à l'identité » |
L'Espagne garantit l'anonymat du donneur. La France donne à l'adulte né d'un don un droit d'accès à son identité.
Ce que cela change pour un patient français
- L'Espagne reconnaît à l'enfant et à la receveuse un droit à des informations générales sur le donneur, sans identité (art. 5.5).
- La France exige l'accord du donneur à la communication de son identité avant le don, depuis le 1er septembre 2022 (Service-Public.fr, fiche PMA, vérifiée le 5 février 2025).
- Côté français, l'accès se demande à la majorité, auprès de la commission prévue par la loi (art. L. 2143-5).
- La loi espagnole écarte tout effet de filiation en cas de levée d'identité (art. 8.3) ; la loi française exclut tout lien de filiation avec le donneur (art. 342-9 du Code civil).
Pour aller plus loin
- Filiation : accès de l'enfant aux originesLes démarches d'état civil au retour en France
- Ce que la loi permet dans ma situationLe tableau Espagne et France selon votre profil
- Calendrier des démarches de filiationLes dates à ne pas manquer, avec export agenda
- Toutes les règlesLes 12 règles comparées, Espagne et France
- Choix du donneur et nombre d'enfants par donneurChoisi par l'équipe médicale ; 6 enfants nés en Espagne au plus (art. 6.4 et 5.7)
- Don d'ovocytes : gratuité et compensationGratuit ; compensation des gênes et frais (art. 5.3)
Sources : Ley 14/2006, BOE-A-2006-9292 (texte consolidé) ; Code de la santé publique ; Service-Public.fr, « Procréation médicalement assistée (PMA) », vérifiée le 5 février 2025.
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